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La charge mentale des salariés

La charge mentale des salariés

Avec la crise liée au Covid 19, certains ont redéfini leurs priorités : 43 % des salariées françaises, contre 32 % des hommes, envisagent de travailler à temps partiel à l’avenir pour mieux assumer leurs responsabilités familiales. C’est ce que rapporte une étude menée par OpinionWay en décembre 2020. Pour les salariés interrogés, le télétravail a encore alourdi la charge mentale, qui pèse tout particulièrement sur les épaules des femmes. Pour s’occuper des enfants et du foyer la journée, plus de 4 salariés sur dix, hommes et femmes confondus, ont dû travailler en dehors des horaires de bureau habituels. Les mères actives dont c’est le cas 71 % sont particulièrement en souffrance : 78 % d’entre elles sont en détresse psychologique, contre 58 % des femmes en général.

Pourquoi cela s’est-il accentué en 2020 avec le télétravail ?

En temps normal en allant au bureau, notre vie est bien rythmée et structurée : départ de la maison à 7h30/8h, transport, boulot, transport et retour à 18h30/19h. La pause du déjeuner est soit consacrée aux échanges entre collègues dans le resto d’entreprise, c’est aussi un temps pour faire du sport ou encore s’occuper des projets personnels (vacances, école des enfants). On est organisé et il y a une « barrière dans le temps » : On trouve le temps pour tout gérer entre les journées passées au bureau et celles à la maison, le soir et le week-end.

La charge mentale c’est le poids de l’ensemble des tâches à réaliser au bureau et à la maison et aussi de toutes les responsabilités qui pèsent sur nos épaules…sachant que les tâches ménagères reposent souvent sur les épaules des femmes.

Aujourd’hui avec le télétravail, on a l’impression que la limite entre la vie personnelle et la vie professionnelle est très fine : passant moins de temps dans les transports, on a plus de disponibilité pour s’occuper des tâches professionnelles et personnelles.

On doit faire des choses qu’on ne faisait pas en allant au bureau : cuisiner son déjeuner par exemple. Si on a des enfants et qu’ils sont à la maison, il faut les gérer un minimum.

En télétravail, on a l’impression qu’on « travaille » davantage car d’une part, on est sur son ordinateur ou au téléphone la plupart du temps si on ne se fixe pas des limites. Notre entourage a peut-être l’impression que l’on est davantage disponible car on est là physiquement présent à la maison. On peut donc être sollicité davantage qu’en temps normal quand on n’est pas à proximité visible.

En bref, la problématique principale c’est l’absence de frontière dans le temps et dans l’espace entre les deux temps forts de la journée, le travail et la vie en dehors du travail.

Pour éviter de se laisser dépasser et ne pas augmenter cette charge mentale davantage, il est donc fondamental de bien marquer la barrière en les tâches pro et perso. Il est important de marquer « son territoire pro » au sein de sa maison et de structurer son temps de travail.

Avoir un espace physique dédié aux tâches professionnelles – établir un planning visible aux yeux de tous avec l’organisation de la semaine.

On a changé nos habitudes et on profite aussi des aspects positifs du télétravail : pour certains, moins de temps dans les transports donc plus de temps à disposition pour vous se faire plaisir, cuisiner de bons petits plats, bouger et faire du sport plus ou moins cardio pour se relaxer et se détendre (yoga, méditation…) et gérer au mieux les tâches perso sans pression.